Exploration et Exploitation des hydrocarbures à l'île d'Anticosti, dans le golfe du St-Laurent et en Gaspésie

La CSN exige un moratoire immédiat et complet

QUÉBEC, le 8 déc. 2011 /CNW Telbec/ - La CSN réclame un moratoire immédiat et complet sur les projets d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures en cours ou à venir à l'île d'Anticosti, dans le golfe Saint-Laurent et en Gaspésie. Réunis en conseil confédéral à Québec jusqu'au 9 décembre, les délégués-es exigent que le gouvernement s'assure de mesurer tous les impacts sociaux et les risques environnementaux de ces projets avant de permettre l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures dans ces régions. La CSN demande aussi au gouvernement de procéder à une véritable consultation publique, et ce, particulièrement dans les régions où l'on prévoit déployer les projets.

La décision de la CSN vient en appui au Conseil central de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine-CSN (CCGIM-CSN), à celui de la Côte-Nord et à celui du bas Saint-Laurent qui se mobilisent présentement pour protéger leurs ressources naturelles, leurs territoires et leurs milieux de vie. Nous sommes pour le développement économique, mais pas à n'importe quel prix et pas n'importe quel développement ont déclaré les présidents des trois conseils centraux, Éric Boulay, Nancy Legendre et Guillaume Tremblay.

L'annonce du groupe Pétrolia, le mois dernier, d'un possible recours à la fracturation hydraulique si le rendement du gisement Haldimand ne s'avérait pas suffisant montre bien la détermination de ces entreprises et les risques auxquels elles nous exposent. Nous ne sommes pas dupes, nos régions ne sont pas des laboratoires de recherche pour l'essai de technologies dont les effets ne sont pas tous documentés, comme le recours à la fracturation hydraulique.

Pour la CSN, trop d'incertitudes entourent les projets d'exploration et d'exploitation présentement en cours. L'absence d'études sérieuses permettant d'avoir des garanties quant à la protection des milieux de vie démontre l'urgence d'instaurer un moratoire. D'autant plus que les impacts que peuvent avoir ces projets sur l'environnement, dont les effets des déversements pétroliers en mer, sont bien connus.

Les régions de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ne doivent pas « servir de laboratoire, et les recherches qui y sont menées ne doivent pas ouvrir la porte, sur l'ensemble du Québec, à une technique d'exploitation dont les dommages environnementaux et sociaux sont lourds de conséquences », à déclaré Pierre Patry, trésorier de la CSN et responsable politique pour les questions environnementales.


Renseignements :
Source : CSN

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Négociations dans les CPE - Déploiement des moyens de pression partout au Bas-St-Laurent

Montréal, le vendredi 2 décembre 2011 – La journée de piquets de grève symboliques, et la journée de grève prévue pour le 7 décembre des travailleuses en CPE membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) aura permis de dénouer l’impasse dans laquelle se trouvaient les négociations avec les associations d’employeurs.

Une entente tripartite est intervenue aujourd’hui avec les employeurs et le ministère de la Famille et des Aînés afin d’accélérer le processus de négociation de façon significative, et ce, jusqu’au 5 février 2012.

« Je suis fière du courage et de la solidarité de mes camarades de travail partout au Québec, affirme Louise Labrie, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN. Grâce à leur détermination, nous avons pu faire entendre raison aux employeurs et éviter des désagréments aux parents », déclare-t-elle.

L’entente prévoit que les parties s’engagent à respecter les dates établies aux divers calendriers de négociation. Elle assure également la présence d’un porte-parole par région afin de simplifier et d’accélérer le processus de négociation régionale qui devrait se terminer avant la semaine du 16 janvier 2012. À défaut de quoi, les parties s’engagent à un blitz intensif de négociation pour terminer ces négociations au plus tard le 23 janvier 2012.

« Il s’agit d’une percée majeure, soutient Louise Labrie. Nous avons enlevé le sable de l’engrenage et les choses devraient rapidement se mettre en place », souhaite-t-elle.

Les travailleuses cherchent à obtenir un nombre plancher de jours fériés, des congés personnels et annuels, une participation aux conseils d’administration des CPE ainsi que des ajustements au niveau de leur police d’assurance collective.

Rappelons que les conventions collectives des travailleuses en CPE sont échues depuis plus de 20 mois. Elles ont déposé leurs demandes il y a de cela plus de huit mois.

La CSN, fondée en 1921, représente plus de 300 000 membres, dont 8500 œuvrant dans 360 CPE, partout au Québec.



Renseignements :

Daniel Charette,
Vice-président régionale FSSS

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