Rendez-vous pour la justice sociale

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Le retrait annoncé des mesures transitoires aura des répercussions pour les travailleurs de la région


La Coalition de l’Assurance-emploi du Bas-Saint-Laurent, composée du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN), du Conseil régional de la FTQ, du syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et d’Action Chômage Kamouraska Inc., exhorte la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences du Canada, madame Diane Finley, de reconduire, de façon permanente, les trois (3) projets pilotes qui se termineront dans les prochains mois.

Les projets pilotes qui prendront fin bientôt sont les suivants :
  1. Projet permettant de prendre les 14 meilleures semaines dans la période de référence pour établir le taux de prestation en vigueur, jusqu’au 23 juin 2012.
  2. Projet permettant à tous les prestataires de gagner un minimum de 75.00 $ sans affecter leur prestation ou de gagner 40 % au lieu de 25 % de son taux de prestation sans être coupé en vigueur, jusqu’au 4 août 2012.
  3. Projet accordant 5 semaines de prestation supplémentaires en vigueur, jusqu’au 15 septembre 2012.
  4. Selon la Coalition de l’Assurance-emploi du Bas-St-Laurent, le retrait annoncé de ces projets pilotes aurait des répercussions dramatiques pour les travailleurs de la région, les employeurs ainsi que pour l’économie globale du Bas-St-Laurent.
La Coalition a adressé en début de semaine une lettre à la ministre Diane Finley, lui faisant part de ses inquiétudes quant à l’abandon de ces projets pilotes à l’assurance-emploi tout en lui demandant d’intervenir le plus rapidement possible. Il est primordial de rendre ces projets pilotes permanents, car plusieurs travailleuses et travailleurs de la région en dépendent.

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Les travailleurs sylvicoles en conseil syndical - Un plan d'action adopté pour la négociation coordonnée

Réunis en conseil syndical le 1er et 2 mars dernier, à Rimouski, les représentants des travailleurs sylvicoles affiliés au Syndicat national de la sylviculture (SNS–CSN) ont adopté un plan de travail et un plan d’action pour que leurs revendications soient enfin entendues. Ils viennent d’entreprendre leur 2e négociation coordonnée.

Le plan d’action comporte notamment des actions de visibilité locales et régionales qu’ils pourront mettre en branle, si les travailleurs le jugent nécessaire, au gré de la négociation.

Leurs demandes sont loin d’être exagérées. Ils revendiquent principalement un travail rémunéré à l’heure ainsi qu’un dédommagement pour leur transport et leur équipement. Il est donc facile de s’imaginer à quel point leurs conditions de travail sont déplorables. Pourtant, ces travailleurs sont indispensables pour la régénération et l’aménagement de nos forêts.

Les conventions collectives sont échues depuis le 31 décembre dernier. Le SNS–CSN souhaite conclure le renouvellement des conventions collectives pour l’ouverture des camps de travail, qui a lieu habituellement de la mi-mai à la mi-juin. Quelque 500 travailleurs sylvicoles sont concernés par cette négociation. Le syndicat en regroupe 800 mais quelques sections ne se prononceront qu’au printemps sur leur adhésion à la négociation coordonnée.

Les huit sections du SNS–CSN qui participent à cette négociation sont basées en Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord. Elles proviennent des sociétés d’exploitation des ressources des Monts, de la Vallée et de la Neigette, des entreprises agro-forestières de Percé et de la Péninsule, des groupements du Kamouraska et du Lac Témiscouata ainsi que de Francofor.

Nous sortirons gagnants
Ces travailleurs, qui sont encore et toujours des oubliés de la forêt malgré les progrès réalisés au cours des dernières années, sont déterminés à obtenir enfin des conditions de travail décentes.
Comme le souligne le président du syndicat, René Martel : « Les ouvriers sylvicoles sont de plus en plus conscients que leur situation n’a pas d’allure, que leurs conditions doivent être grandement améliorées et que le temps de se prendre en main est arrivé. Nous sortirons gagnants de cette négociation parce que le contraire ne peut pas être envisagé. Nous sommes déterminés à obtenir gain de cause. »

Visite aux camarades de Couche-Tard
Sensibles à la situation vécue par leurs camarades des Couche-Tard, présentement en voie de syndicalisation, une quarantaine de représentants des travailleurs sylvicoles se sont rendus jeudi midi à proximité du dépanneur situé boulevard Saint-Germain, à Rimouski, afin de leur témoigner leur appui.

Appui aux étudiants
Ils se sont aussi rendus devant l’Université du Québec à Rimouski, vendredi midi, afin d’appuyer les étudiantes et les étudiants qui manifestaient contre la hausse des frais de scolarité.

Denis Pineault, coordonnateur de la négociation

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