Le syndicat annonce une journée de grève au CPE de Matane le 1er mai prochain
Le 1er mai sera une journée bien particulière pour la quarantaine de salariées du CPE de Matane. Les éducatrices exerceront une journée de grève dans le seul but de ne pas perdre leurs acquis.
Rappelons que la partie patronale semble préférer investir l’argent des parents utilisateurs dans les avocats et autres tracasseries juridiques, au lieu de régler la négociation de la convention collective.
Le Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance de la MRC de Matane (CSN) espère pouvoir compter sur la collaboration des médias afin que les parents soient informés de cette journée de débrayage.
En effet, la direction du CPE a obtenu une injonction en plein congé pascal, limitant à six le nombre de personnes pouvant faire du piquetage devant les établissements et interdisant aux éducatrices de distribuer de l’information aux parents sur le terrain du CPE. De cette façon, la direction prive les parents d’être avisés à l’avance lors d’éventuelles journées de grève.
Mentionnons que la dernière proposition syndicale faisait en sorte d’accepter les propositions de l’employeur sur la totalité des clauses en suspens, à l’exception des quatre congés déjà à la convention depuis plus de vingt ans. Sur ce dernier point précis, le syndicat a proposé de rouvrir la convention collective, si le CPE éprouvait des problèmes financiers en cour de route. C’est donc dire qu’il n’y aurait aucune incidence dramatique pour le CPE.
Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui compte un peu plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS représente la majorité des travailleuses et des travailleurs en CPE.
Fruits de mer de l’Est - La CSN a déposé plus de 80 contestations auprès de l’assurance-emploi
Un drame terrible s’est abattu sur quelque 120 familles de Matane. L’assurance-emploi a décidé il y a quelques mois qu’elle n’accepterait plus le régime de travail en vigueur dans l’usine Fruits de mer de l’Est depuis 1996. Cette pratique a pourtant permis tout ce temps de maintenir en emploi plus d’une soixantaine de travailleuses et de travailleurs qui n’auraient d’autre recours que des mesures de soutien du revenu. La CSN considère que cette décision, présentée comme une nouvelle interprétation de la loi est tout à fait néfaste au développement économique. Toutefois, il y a pire. En effet, l’assurance-emploi demande à plus de 80 de ces travailleuses et ces travailleurs de rembourser les prestations reçues au cours deux dernières années. Dans quelques cas, l’assurance-emploi leur réclame jusqu’à 14 000 dollars. La CSN conteste toutes ces réclamations et mènera la bataille devant les tribunaux contre cette réclamation abusive.
La ministre doit s’excuser
Hier, à la Chambre des communes, la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley a prétendu qu’ « Il y a vraiment une enquête très sérieuse contenant un potentiel de fausses déclarations et des déclarations trompeuses. » La CSN déplore ce manque de rigueur flagrant de la ministre et lui demande de s’excuser auprès de ces honnêtes travailleuses et travailleurs. La centrale syndicale tient à souligner que toutes les enquêtes dans ce dossier sont complétées et qu’en aucun cas les conclusions ne soutiennent des prétentions de fraudes ou de déclarations trompeuses. L’assurance-emploi réclame des « trop-perçus ». Si faute il y a eu, elle incombe totalement à l’administration de l’assurance-emploi elle-même. En effet, celle-ci a visité l’usine de Matane à plusieurs reprises depuis 1996 et a accepté toutes les demandes de prestations présentées depuis ce temps. Ce n’est qu’en janvier dernier qu’une nouvelle enquête a subitement conclu que les salarié-es visés ne seraient plus admissibles à l’assurance-emploi. Rapidement, le syndicat et l’entreprise ont convenu de modifier les horaires de travail afin de rendre un peu plus de la moitié des postes permanents et acceptant, à contrecœur, que près de la moitié des employé-es perdent leur emploi dans le processus.
Pour le vice-président de la CSN, Jean Lacharité, le gouvernement conservateur est complètement déconnecté de la réalité. « La ministre Finley nous répète qu’elle vise deux objectifs : aligner les emplois disponibles avec les personnes sans emploi qui en recherchent et combattre le fraude. Mais dans ce cas-ci, c’est précisément le contraire qui arrive. En mettant fin à ce régime de travail qui permettait d’avoir plus de salarié-es à l’emploi, on pousse 50 personnes qui avaient un emploi vers le chômage à temps plein. Ensuite, la machine s’abat sur quelque 80 honnêtes travailleuses et travailleurs à qui l’on a absolument rien à reprocher, leur réclamant des milliers de dollars. Comment le gouvernement a-t-il pu nous imposer une telle réforme sans jamais se questionner sur les impacts qu’elle aura sur le terrain, sans jamais n’avoir tenu la moindre consultation. S’il avait pris la peine de s’informer correctement de la situation à Matane, comme ailleurs, peut-être que nous n’en serions pas là ».
Quotas
La présidente du Conseil central du Bas–Saint-Laurent (CCBSL–CSN), Nancy Legendre, assure à l’ensemble des travailleuses et les travailleurs le soutien inconditionnel de la CSN. Grâce aux représentations faites par les avocats de la CSN auprès de l’Agence de revenu du Canada qui agit à titre de collecteur celle-ci a accepté d’attendre que les plaintes soient entendues avant de se rembourser. Malgré cela, au moins une travailleuse a vu son dernier chèque amputé de moitié cette semaine, une erreur administrative révélatrice de l’inhumanité du système. « Ce genre de régime de travail é a longtemps été vu comme une solution créative pour mieux partager la richesse dans nos régions à haut taux de chômage. Nous continuons de croire que c’est une voie à privilégier dans certaines situations. Nous décodons de tout ça que les agents de l’assurance-emploi subissent beaucoup de pression à l’interne pour diminuer au maximum les prestations versées par l’assurance-emploi. Cela les amène à inventer de nouvelles interprétations de la loi qui vont en ce sens et ça nous donne des situations aussi ridicules que tristes, comme celle que nous vivions ici à Matane, déplore la porte-parole de la CSN au Bas-Saint-Laurent. Cette politique des quotas est toxique, il faut y mettre fin immédiatement. »
Dur coup pour Matane
Pour Nancy Legendre, cette décision de l’assurance-emploi aura des impacts négatifs importants pour une ville comme Matane. « Le résultat, ce sont des pertes d’emplois alors qu’il n’y en a pas beaucoup de disponibles et l’appauvrissement en général de la population. Il ne faut pas oublier que ces travailleuses et ces travailleurs étaient déjà touchés par les différents aspects de la réforme de l’assurance-emploi imposée par les conservateurs. »
Travail partagé
Enfin, Jean Lacharité entend demander formellement à la ministre Finley de préciser les intentions de son gouvernement à l’égard de ce type d’organisations du travail mises en place pour contrer le problème chômage . « Il y en a beaucoup plus qu’on peut le penser, dans plusieurs régions et dans plusieurs secteurs d’activités. Il nous semble que les travailleuses et les travailleurs ont le droit de savoir dès maintenant à quoi s’en tenir. Souvent, ces régimes ont été le fruit de compromis où des employés permanents acceptent de partager leur temps de travail avec d’autres afin de soutenir solidairement le développement local et régional, de partager la richesse. Il appartient au gouvernement de clarifier la situation car au-delà de la rhétorique, il nous apparaît inconcevable et irrationnel que le gouvernement du Canada ait comme politique délibérée de tuer les initiatives locales visant à sortir les sans-emploi de l’exclusion et de la pauvreté. »
À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN regroupe plus d’une centaine de syndicats CSN totalisant environ 10 000 membres.
Mobilisons-nous contre le saccage de l’assurance-emploi!
La Table de concertation du Bas-Saint-Laurent contre la réforme de l’assurance-emploi invite la population à participer en grand nombre à la manifestation nationale du 27 avril qui se déroulera dans les rues de Montréal sur le thème Non au saccage de l'assurance-emploi.
Venez joindre votre voix à celle de milliers d'hommes et de femmes pour dire au gouvernement fédéral que toute personne a droit à une protection de son revenu en cas de perte d'emploi et que l'assurance-emploi est fondamentalement un régime d'assurance qui doit offrir une protection aux travailleuses et aux travailleurs contre le risque de chômage .
Autocars nolisés
Au Bas-Saint-Laurent, les départs des autocars pour Montréal sont prévus comme suit :
- Matane, à 5 h 30 aux Galeries du Vieux-Port
- Amqui, à 5 h 30 à l’École secondaire Armand St-Onge
- Sayabec, à 6 h 00 dans le stationnement de l’Église
- Mont-Joli, à 6h 30 aux Galeries Mont-Joli (près de la station service)
- Rimouski, à 6 h 30 au Cegep de Rimouski
- Trois-Pistoles, à 7 h 15 au restaurant Le Gondolier
- Cabano, à 7 h 30 à l’École secondaire de Cabano
- Rivière-du-Loup, à 8 h 00 derrière le Tim Hortons
- Saint-Pascal, à 8 h 30 au Motel Lamontagne
- La Pocatière, à 8 h 45 dans le stationnement du Cegep
Pour s'inscrire, on contacte les bureaux de la CSN au 1-888 723-7811 ou de la FTQ au (418) 722- 8232. Vous devez vous inscrire avant le mercredi 24 avril 2013 à 16 h.
Des boîtes à lunch seront servies dans les autobus pour le dîner et un arrêt sera fait lors du retour pour le souper, le tout gratuitement. Nous serons à Montréal vers 12 h 30. Le départ de Montréal est prévu pour environ 15 h 30.
Sources :
Suzanne Tremblay, Solidarité rurale (418) 869-2768
Michel Lagacé, Président CRÉ Bas-Saint-Laurent (418) 868-9313
Marie-France Ross, Vice-présidente CCBSL-CSN (418) 723-7817
Joël Charest, Attaché politique de Guy Caron (418) 725-2562,
Bruno Paradis, Attaché politique de Jean-François Fortin (418) 732-6862
Alain Harrisson, Conseiller régional FTQ (418) 750-4989
Mensonges et désinformation au CPE de Matane
Le Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance de la MRC de Matane (CSN) tient à dénoncer les mensonges et la désinformation que le comité patronal de négociation régional et la direction du CPE de Matane ont livrés dans un tract distribué aux parents le 3 avril dernier.
En effet, on peut y lire que l’employeur prétend que le syndicat se serait donné une stratégie de huit jours de grève surprise, et laisse entendre que les travailleuses n’auraient pas l’intention de prévenir les parents. Mensonges et désinformation crie le syndicat. Les membres ont bien voté une banque de huit jours de grève, mais ont beaucoup trop de respect pour les parents pour agir comme le prétend la direction.
Le syndicat tient à rappeler que jusqu’à présent, il n’a tenu que 2 ½ jours de grève et qu’à chaque fois il a prévenu les parents par communiqués de presse et en leur distribuant plusieurs jours à l’avance, un tract d’information sur les dates prévues de débrayages. À titre d’exemple, pour la seule journée de grève du 28 mars dernier, il y a eu un communiqué le 18 mars, un autre le 26 mars et les éducatrices ont distribué un tract aux parents le 26 mars. De plus, à chaque fois, le syndicat a demandé à la direction de prévenir les parents.
Le syndicat tient à faire remarquer que c’est la direction qui a obtenu une injonction restreignant et limitant le droit des éducatrices d’informer les parents.
Le tract de la direction du 3 avril est truffé de mensonges, notamment lorsque l’employeur prétend que le syndicat demande quatre jours de congé de plus. Faux! S’écrit encore une fois la présidente du syndicat. Le syndicat réitère qu’il n’a aucune demande à ce chapitre et que c’est l’employeur qui est en demande. Ce sont des acquis de longue date qui ont déjà fait l’objet d’importantes concessions par le passé, mais aujourd’hui c’est assez!
Le syndicat déclare son intention de respecter l’injonction obtenue par l’employeur et maintient son engagement auprès des parents à l’effet de tout faire en son pouvoir pour les avertir si d’autres journées de grève devaient avoir lieu.
Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui compte un peu plus de 125 000 membres dans les secteurs privés et publics. La FSSS représente la majorité des travailleuses et des travailleurs en CPE.
RAPPEL
Plusieurs artistes québécois prendront part à un important événement-spectacle le 4 avril prochain à compter de 19 h, sur la scène de la salle La Tulipe à Montréal en appui à la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi.
L’animation de l’événement sera assurée par la comédienne Chantal Lamarre. Sébastien Plante, chanteur du groupe Les Respectables, Paul Cargnello, Joëlle St-Pierre, Oztara, les Zapartistes et d’autres artistes se joindront aux Porn Flakes pour dénoncer en musique et en humour le saccage de l’assurance-emploi par le gouvernement Harper.
Personnalité publique surprise
Plusieurs personnalités du monde culturel ainsi que des sphères économique, sociale et politique seront présentes pour manifester leur appui aux chômeurs et travailleurs attaqués par la réforme décrétée par les Conservateurs à Ottawa.
Il faut également souligner la présence d’une personnalité publique surprise qui fera la lecture de la Déclaration de la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi.
Un préambule pour la marche du 27 avril
À Rimouski, c'est quelque 200 personnes qui sont invitées à assister à la diffusion de cet évènement, au Salon du personnel du CEGEP de Rimouski. Pour les personnes qui ne pourraient être présentes à Rimouski, le spectacle sera aussi diffusé sur le WEB en direct à l’adresse suivante www.webtv.coop/live. De plus, des rassemblements se tiendront dans quelques régions du Québec où les citoyennes et les citoyens seront invités à assister, ensemble, au spectacle. Il y aura des interactions entre les rassemblements de Montréal, Rimouski et les Îles-de-la-Madeleine.
Cet événement se veut un préambule à la grande marche nationale qui aura lieu à Montréal le 27 avril prochain et qui devrait rassembler des dizaines de milliers de personnes au centre-ville pour lequel des autocars partiront de partout sur le territoire du Bas-Saint-Laurent
Source : La Table de concertation du Bas-Saint-Laurent contre la réforme de l'assurance-emploi
Pour Information
- Urgence Rurale: Suzanne Tremblay 418 869-2768
- CRÉ Bas-St-Laurent: Michel Lagacé 418 868-9313
- Bloc Québécois: Bruno Paradis 418 732-6862
- NPD: Joël Charest 418 732-9186
- FTQ: Alain Harrisson 418 750-4989
- CSN: Marie-France Ross 418750-5844
Grève sur fond d’injonction au CPE de Matane
C’est sur fond d’injonction que se tient aujourd’hui, une journée de grève au CPE de Matane.
Le syndicat déplore que la partie patronale préfère investir l’argent des parents utilisateurs dans les avocats et autres tracasseries juridique, plutôt que de régler la négociation de la convention collective.
En effet, la direction du CPE a obtenu une injonction vendredi dernier, en plein congé pascal, limitant à six le nombre de personnes pouvant manifester devant les établissements et interdisant aux éducatrices de distribuer de l’information aux parents sur le terrain du CPE . De cette façon, la direction prive les parents d’être avisés à l’avance lors d’éventuelles journées de grève.
Pour le syndicat, il est clair que l’employeur tente de limiter leur droit d’association, de réunion pacifique et de manifester en respectant le droit de quiconque de circuler librement.
Le syndicat dénonce également l’attitude du conseil d’administration qui a rejeté sa dernière contre-proposition. Rappelons que la proposition syndicale faisait en sorte d’accepter les propositions de l’employeur sur la totalité des clauses en suspens, à l’exception des quatre congés déjà à la convention depuis des lunes. Sur ce dernier point précis, le syndicat a proposé de rouvrir la convention collective, si le CPE éprouvait des problèmes financiers en cour de route. C’est donc dire qu’il n’y aurait aucune incidence dramatique pour le CPE.
Les membres du syndicat trouvent totalement irresponsable la façon de faire de la directrice qui laisse traîner les choses préférant partir en vacances au moment même où la situation est loin de s’améliorer. « C’est odieux de se foutre de ce qui peut arriver ainsi que des parents utilisateurs; », de déclarer une syndiquée à la sortie de l’assemblée de ce matin.
Le syndicat entend respecter l’injonction émise vendredi dernier, mais n’a pas l’intention d’abandonner la lutte pour autant.
Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui compte un peu plus de 125 000 membres dans les secteurs privés et publics. La FSSS représente la majorité des travailleuses et des travailleurs en CPE.







