Manifestation à Rimouski - Des travailleurs sylvicoles en grève

Irrités par les négociations qui piétinent, les membres de cinq sections du Syndicat national de la sylviculture (SNS–CSN) ont quitté le travail aujourd’hui pour inciter leur employeur à faire preuve de plus de bonne volonté et de sérieux dans les pourparlers. Ils exercent ainsi une première journée de grève, sur une banque de 10, qui avait été votée très majoritairement dans toutes les sections, au printemps.

Sur le thème Plantons nos revendications, de nombreux ouvriers sylvicoles ont joint le geste à la parole, aujourd’hui, en …plantant des arbres et en manifestant dans le parc Beauséjour de Rimouski.

La grève déclenchée aujourd’hui touche les sociétés d’exploitation des ressources des Monts et de la Vallée, les entreprises agricoles et forestières de Percé et de la Péninsule, ainsi que le Groupement forestier de Kamouraska. L’ensemble des sections concernées par cette 2e négociation coordonnée du SNS–CSN regroupe 500 ouvriers sylvicoles. Elles sont situées en Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord.

Les syndiqués de trois sections sur huit ont déjà conclu des ententes avec leur employeur. Le travail n’a donc pas été interrompu en ce qui les concerne. Il s’agit de Francofor, du Groupement forestier de Témiscouata et de la Société d’exploitation des ressources de la Neigette. Dans ce dernier cas, l’entente reste à être ratifiée par les travailleurs.

En ce qui concerne les pourparlers avec le Groupement forestier de Kamouraska et avec les Entreprises agricoles et forestières de Percé et de la Péninsule, à Gaspé, une demande de conciliation a été adressée au ministère du Travail puisque les négociations y sont pratiquement au point mort. Fait à noter, des employeurs ont même déposé des offres inférieures aux conditions qui existent déjà…

Il reste deux semaines pour négocier

Le président du SNS–CSN, René Martel, a sommé les entreprises récalcitrantes à accélérer les pourparlers afin de parvenir rapidement à des accords négociés : « Les travailleurs ont donné toute la chance possible à la négociation. Maintenant, le temps presse. Tout doit être réglé d’ici deux semaines, sinon la situation pourrait bien se corser. »

Les travailleurs sylvicoles avaient donné le mandat à leur syndicat, au printemps, de parvenir à des ententes avant le début de la saison active, qui a débuté presque partout, mais pas à n’importe quelle condition. Leurs demandes sont des plus raisonnables : un dédommagement pour leur transport, un dédommagement pour leurs équipements de travail ainsi que la mise en place de congés mobiles.

« Ces principes de négociation sont tout à fait justifiés et légitimes, d’expliquer René Martel. Ces travailleurs indispensables, qui exercent un métier extrêmement difficile, doivent tout au moins être dédommagés pour leurs dépenses et profiter de congés mobiles pour refaire leurs forces. C’est le minimum auquel ils sont en droit de s’attendre. »

D’une même voix, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN), Nancy Legendre et le président du Conseil central de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (CSN), Éric Boulay signalent que les travailleurs sylvicoles s’attendent évidemment à beaucoup plus de sérieux et de respect de la part de ces patrons.

Ils notent que les demandes syndicales sont plus que raisonnables, d’autant plus que les travailleurs ont même mis de côté, temporairement, la revendication touchant la rémunération horaire. Le syndicat a tenu compte du fait que le ministère a aussi son mot à dire concernant cette revendication. Un projet pilote visant à étudier la faisabilité et les coûts engendrés par cette mesure doit se poursuivre l’an prochain.

Éviter l’escalade

Le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) à laquelle est affilié le syndicat, Marc Laviolette, souligne que l’objectif des membres n’est surtout pas d’en venir à une escalade de moyens de pression : « Des employeurs conviennent que nos revendications sont justes. Je suis certain qu’il y a moyen d’en venir à des accords dans toutes les sections, sans devoir employer de mesures plus vigoureuses pour nous faire entendre. Les travaux en forêt sont amorcés presque partout ; il reste donc très peu de temps pour négocier sérieusement et régler cette convention collective. »

Les sections en négociation coordonnée regroupent 500 ouvriers sylvicoles sur 800. Elles sont situées en Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord.

La FIM–CSN rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Quant à la CSN, elle représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

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Bombardier doit respecter sa signature

« Si Bombardier a toujours de l’intérêt pour son usine de La Pocatière, il serait à peu près temps qu’il le démontre clairement. Au lieu de se réfugier derrière la loi Buy America pour justifier le fait que de nombreux emplois partent constamment en soustraitance, l’entreprise doit respecter sa signature apposée lors du règlement de grief, en février 2010, qui spécifiait qu’elle s’engageait à exécuter des activités de production précises à son usine du Bas-Saint-Laurent. »

Le président du syndicat (CSN), Mario Lévesque, est très déçu et inquiet. L’annonce, lundi dernier, du contrat de 623 millions de dollars accordé à l’usine de Plattsburgh, pour la fabrication de 300 voitures du métro de New York, n’avait rien pour atténuer ses appréhensions.

Bien sûr, le président du syndicat se réjouit de la nouvelle, parue jeudi matin, voulant que Bombardier entend fabriquer les 10 premières voitures de ce contrat à son usine pocatoise, ce qui pourrait procurer du travail à une cinquantaine d’employés durant un an, mais il considère que c’est nettement insuffisant pour lui donner un nouveau souffle. « Ce ne sont que des miettes », dit-il.

Seulement 200 travailleurs pour le métro de Montréal 

Rappelons que l’entente signée entre Bombardier et le syndicat, qui devait procurer du travail à 775 travailleurs de la région de La Pocatière, durant huit ans, pour la fabrication des voitures du métro de Montréal, ne nécessitera pas plus de 200 travailleurs.

En vertu de l’entente, la fabrication des pièces primaires, des sous-ensembles mineurs et majeurs ainsi que la fabrication des caissons en acier inoxydable des voitures de métro devait avoir lieu à La Pocatière. Elle incluait la conception et la fabrication de l’outillage nécessaire à ces activités de production, la finition intérieure des voitures ainsi que la réalisation des tests dynamiques et statiques.

Notons que les sous-ensembles mineurs sont des assemblages de pièces primaires, qui une fois réunis deviennent des sous-ensembles majeurs. Ces derniers peuvent constituer les parois d’une voiture de métro, par exemple. Il s’agit évidemment de travaux considérables et fort importants.

Or, Bombardier s’est départi des machines et des équipements toujours en état de fonctionnement et servant à faire ces travaux à La Pocatière. Puis, peu de temps après la signature de l’entente, des pièces en acier inoxydable sont arrivées principalement de Mississauga, Ontario, et dans une proportion moindre, du Mexique. Enfin, les toits des voitures de métro, qui devaient être fabriqués à La Pocatière en acier inoxydable, ont été modifiés pour être produits en aluminium par une entreprise américaine.

Les syndiqué-es de l’usine du Bas-Saint-Laurent, auxquels Bombardier a enlevé les instruments nécessaires pour faire le travail prévu dans l’entente, ont vu disparaître leurs compagnons de travail les uns après les autres. Ils sont passés de 1000 à 350 depuis 2005.

Pour faire cesser l’hémorragie, le syndicat a émis une ordonnance de sauvegarde, le 16 mars dernier, afin de forcer l’employeur à respecter sa signature. Elle doit être plaidée devant un arbitre de grief le mardi 12 juin.

Où est le gouvernement du Québec ? 

Par ailleurs, le syndicat s’interroge sur le silence observé par le gouvernement du Québec dans ce dossier. Des dirigeants de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), à laquelle il est affilié, ont tenté sans succès de s’entretenir avec le ministre des Transports, Pierre Moreau, vers lequel ils ont été dirigés par des porte-parole gouvernementaux.

Pourtant, Bombardier avait obtenu le contrat des voitures du métro de Montréal parce qu’elle avait convenu avec le gouvernement du Québec de les fabriquer précisément à La Pocatière. Cette décision avait été prise à la suite de la mobilisation de la population de la région, ainsi que de l’implication étroite de la FIM–CSN, de la CSN et du gouvernement du Québec et notamment du regretté ministre Claude Béchard.

La population alertée 

Aujourd’hui, les résidants de la région de La Pocatière, fortement affectés par les pertes d’emplois découlant de la sous-traitance chez Bombardier, sont invités à signifier leur soutien à la lutte entreprise pour redonner à la région sa vigueur économique en perte de vitesse. Une distribution de tracts a lieu à différents endroits de La Pocatière, Montmagny, Saint-Pacôme, Saint-Pascal et Rivière-du-Loup.

Présente à La Pocatière, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN), Nancy Legendre, a souligné que c’est l’avenir même de l’usine qui est en jeu : « Bombardier doit revenir sur sa décision de confier de multiples travaux à la sous-traitance. Il faut mettre un frein de toute urgence à l’exode des emplois et à la perte d’expertise avant qu’il ne soit trop tard. Une lettre d’entente existe, elle a été signée par les deux parties, elle doit être respectée. Il en va de l’avenir de toute la région. »

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Pour sensibiliser la population à la sous-traitance chez Bombardier - Distribution de tracts et point de presse

La Pocatière, le 8 juin 2012 – Afin d’informer les citoyennes et les citoyens de la région de La Pocatière, fortement affectés par les pertes d’emplois découlant de la sous-traitance ayant cours chez Bombardier, il y aura distribution de tracts le dimanche 10 juin, de 11 h à 15 h, aux endroits suivant : La Pocatière (angle avenue de la Grande-Anse et du 2, rue Guimond ; puis angle 6e avenue Pilote et rue 1 Poiré), Montmagny (angle avenue de la Fabrique et de la rue Saint-Louis), Saint-Pascal (angle boul. Hébert et rue Taché) et Rivière-du-Loup (angle de la rue Témiscouata et de la rue de l’Étang).

À 13 h, le président du Syndicat des employés de Bombardier – La Pocatière (CSN), Mario Lévesque, ainsi que la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN), Nancy Legendre, seront présents pour un point de presse à La Pocatière (angle 6e avenue Pilote et rue 1 Poiré).

Événement : point de presse
Date : le dimanche 10 juin
Heure : 13 heures
Endroit : angle 6e avenue Pilote et rue 1 Poiré à La Pocatière
Présences : le président du Syndicat des employés de Bombardier – La Pocatière (CS

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Centre d’hébergement privé Manoir Les Générations : rejet des offres et grève imminente

Réunis en assemblée spéciale, le 24 mai dernier, la soixantaine de syndiqué-es du Manoir Les Générations, une résidence du Groupe Cogir hébergeant 397 résidents âgés de la région, ont rejeté à 100 % les dernières offres patronales. Membres du Syndicat des travailleurs(euses) des Résidences d'hébergement Rimouski-Neigette (CSN), ces salarié-es ont mandaté leur comité de négociation pour déclencher des moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève au moment jugé opportun.

 Parmi les points en litige figure celui des salaires, qui sont parmi les plus bas dans ce secteur pourtant en forte croissante économique, et ce, en dépit des deniers publics versés par l'Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent pour l'achat d'une trentaine de lits de transition. L'autre point d'achoppement porte sur la durée et la date de fin du contrat de travail collectif. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2011.

Bien que ces salarié-es dispensent des services à des clientèles souvent en perte d'autonomie et qu'ils effectuent le même genre de travail que dans le réseau public, leurs conditions de travail sont largement inférieures. Ainsi, pour des titres d'emploi comparables dans le secteur public, les infirmières auxiliaires, les préposés à l'entretien ménager et les cuisiniers du Manoir Les Générations ont des revenus inférieurs variant de 33 % à 44 % selon le titre d'emploi.

Les salarié-es se disent outrés de voir qu'ils n'atteignent même pas la plateforme salariale en vigueur dans la plupart des résidences privées syndiquées à la FSSS-CSN. Le président du syndicat, René Dextrase, constatant le refus de l'employeur de présenter des offres jugées satisfaisantes, se dit choqué par son attitude à la table des négociations. « Il s'agit là d'un manque flagrant de reconnaissance de notre travail envers nos aînés. Son entêtement n'est plus acceptable. Nos membres sont exaspérés. Il est maintenant temps que l'employeur ouvre les yeux », ajoute-t-il.

 « Alors que les besoins en hébergement sont en constante augmentation dans la région en raison du vieillissement de la population, note Daniel Charrette, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux, la lutte que mènent ces salarié-es est devenue nécessaire pour relever à un niveau acceptable leurs conditions de travail. Depuis trop longtemps, les propriétaires des centres d'hébergement se sont enrichis sur le dos de leurs salarié-es. Cela doit changer », conclut-il.

Le Manoir Les Générations est géré par le Groupe Cogir, une entreprise immobilière d'importance au Québec, avec une vingtaine de résidences d'envergure pour les personnes âgées, plus de 15 000 logements et condominiums, de nombreux centres commerciaux et immeubles à bureaux.

Le Syndicat des travailleurs(euses) des Résidences d'hébergement Rimouski-Neigette (CSN) est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, laquelle regroupe près de 130 000 membres. Pour sa part, la CSN compte plus de 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d'activité.

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Pour protester contre la mauvaise foi des employeurs - Manifestations des travailleurs sylvicoles à Percé et à Gaspé

Chandler, le 5 juin 2012 – Des travailleurs sylvicoles, membres du Syndicat national de la sylviculture (SNS–CSN), ont manifesté hier devant les locaux des Entreprises agricoles et forestières de Percé et cet avant-midi devant ceux des Entreprises agricoles et forestières de la Péninsule, à Gaspé, afin de protester contre la mauvaise foi démontrée par les responsables des établissements de Percé et de Gaspé dans la négociation actuellement en cours.

Selon le président du SNS–CSN, René Martel, les négociations progressent dans les autres sections qui ont joint cette 2e négociation coordonnée du syndicat regroupant 800 membres, mais elles stagnent à Percé et à Gaspé. Il explique : « Plutôt que d’entreprendre des pourparlers ouverts et constructifs, comme dans toutes bonnes relations de travail, ces employeurs font preuve de réticence à maints égards. Par exemple, ils tardent à nous dévoiler leurs états financiers qui nous permettraient de discuter sur des bases solides, puis ils remettent constamment à plus tard les dates de négociation. »

Le président du Conseil central de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (CSN), Éric Boulay, qui était présent aux manifestations, estime que ces entreprises auraient tout avantage à suivre l’exemple des responsables de la section Francofor qui sont rapidement parvenus à un règlement, récemment ratifié par la majorité de leurs 65 employé-es : « Il est à l’avantage de tout le monde que les travailleurs puissent bénéficier des meilleures conditions possibles pour jouir d’un climat de travail sain, respectueux des uns et des autres et qui tienne compte des contraintes auxquelles peut faire face chacune des parties. »

Les autres sections du SNS–CSN en négociation coordonnée sont les sociétés d’exploitation des ressources des Monts, de la Vallée et de la Neigette, des groupements du Kamouraska et du Lac Témiscouata, toutes situées en Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord.

Des travailleurs ciblés injustement

Par ailleurs, les travailleurs sylvicoles sont particulièrement outrés des décisions gouvernementales, autant fédérales que provinciales, annoncées au cours des dernières semaines, puisqu’ils sont directement ciblés sans égard aux difficiles réalités qu’ils doivent affronter.

 Ainsi, avec la réforme du régime d’assurance-emploi découlant du controversé projet de loi C-38 du gouvernement Harper, les travailleurs saisonniers seront touchés directement. Quand la saison sylvicole prendra fin, ces travailleurs indispensables, devenus sans-emploi à leur corps défendant, devront accepter tout travail à compter de la septième semaine de chômage à un salaire équivalent à 70 % de leur salaire antérieur.

Le président du conseil central tient à souligner que depuis le 18 novembre 1990, le gouvernement fédéral ne contribue plus un sou au financement du régime d'assurance-emploi et qu’en conséquence il n’a aucune légitimité pour procéder à ces changements si draconiens. « Si M. Harper souhaite vraiment améliorer le régime d’assurance-emploi, il doit plutôt en élargir l’accessibilité et bonifier les prestations. »

De plus, le gouvernement Harper a annoncé l’abolition, dès le 15 septembre prochain, d’un projet pilote qui prolongeait la période de prestations de 5 semaines supplémentaires dans 21 régions économiques à taux de chômage élevé. Cette prolongation permettait aux travailleurs saisonniers d’éviter ou de réduire les périodes sans travail ni prestations de chômage communément appelées « le trou noir du printemps ». Cette mesure fera en sorte qu’en Gaspésie, notamment, les travailleurs sylvicoles pourraient se retrouver sans revenu aucun pour cinq semaines de plus à chaque année.

Trop c’est trop ! 

Le gouvernement de Jean Charest n’est pas en reste avec les mauvaises nouvelles affectant les travailleurs forestiers du Bas-Saint-Laurent de la Gaspésie. Par l’intermédiaire de son ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Clément Gignac, il a annoncé, le 25 mai dernier, une réduction de 3 millions de dollars sur un budget de 12 millions au Programme de création d’emplois en forêt pour l’Est du Québec.

Mis en place en 1997 pour contrer le chômage, le programme avait pourtant fait ses preuves dans ces régions en créant 200 emplois forestiers annuellement. Bien qu’habitués aux épineux défis auxquels ils doivent faire face quotidiennement, les travailleurs sylvicoles estiment qu’à un moment donné, trop c’est trop!

 La FIM–CSN rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Quant à la CSN, elle représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

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Négociation coordonnée des travailleurs sylvicoles CSN - Un 1er règlement intervient


Montréal, le 4 juin 2012 – Un premier règlement est intervenu dans la 2e négociation coordonnée menée par le Syndicat national de la sylviculture (SNS–CSN). Les quelque 65 travailleurs sylvicoles à l’emploi de Francofor, l’une des huit sections concernées par ces pourparlers, ont en effet ratifié à plus de 90 % l’entente de principe intervenue précédemment entre leur comité de négociation et l’employeur.

Les travailleurs ont eu gain de cause, pour l’instant, sur trois de leurs quatre principales demandes. Elles avaient trait à un dédommagement pour leur transport, un dédommagement pour leurs équipements ainsi que la mise en place de congés mobiles.

En ce qui concerne la compensation réclamée pour le transport et les équipements, Francofor fournira à chacun des ouvriers réguliers 20 litres d’essence et 500 millilitres d’huile pour chaque sept jours de travail ainsi que des lames et des limes.

De plus, une allocation non imposable pour le transport du domicile au camp, ainsi que pour l’achat de vêtements et d’équipements de sécurité obligatoires, équivalente à 5 % du crédit alloué par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), leur sera remise en deux versements. Il est à noter que Francofor, dont les salariés sont répartis dans plusieurs régions du Québec, accordait déjà une compensation versée hebdomadairement, pour l’acquisition d’équipements de protection individuelle (ÉPI) et pour le transport.

En ce qui a trait aux congés mobiles, les ouvriers auront droit à une journée de relâche à chaque tranche de 45 jours travaillés et à une demi-journée additionnelle pour assiduité à chaque sept quarts de travail de huit jours.

Le contrat de travail permet également de régler, à la satisfaction du syndicat, un grief portant sur l’ajustement de taux sur un nouveau type de traitement. En vertu de cet accord, les syndiqués recevront des montants rétroactifs compensatoires.

Il est aussi entendu qu’advenant le cas où un mode de rémunération différent de celui présentement en vigueur serait appliqué avant la fin de la convention collective et que celui-ci procurerait une augmentation ou des bénéfices supérieurs à ceux déjà conventionnés, le contrat de travail sera réouvert avec tous les droits prévus au Code du travail du Québec. L’entente sera en vigueur du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014.

La demande de rémunération horaire est suspendue temporairement 

Quant à la demande portant sur la rémunération horaire, plutôt qu’à forfait, elle a dû être suspendue temporairement. Les projets pilotes mis en place l’an dernier pour en évaluer la faisabilité et les coûts qui y sont associés, recommenceront seulement l’an prochain. Entretemps, le MRNF préparera un protocole concernant le type d’encadrement des travailleurs à mettre en place ainsi qu’une méthode de fonctionnement des chercheurs pour la poursuite des travaux.

Les recommandations finales des chercheurs affectés aux projets pilotes devront être remises au ministère en décembre 2013, au plus tard. Ces travaux découlent du comité portant sur l’amélioration des conditions de travail des ouvriers sylvicoles, dont le mandat est d’analyser l’ensemble des conditions de travail applicables au secteur sylvicole et de recommander des mesures réalistes conduisant à leur amélioration. Le SNS–CSN est le seul syndicat à participer aux travaux.

La meilleure entente jamais négociée 

Selon son président, René Martel, cette entente est la meilleure jamais négociée par des travailleurs sylvicoles au Québec. Il faut savoir que ces derniers reviennent de loin, de très loin. Ensemble, petit à petit, ils réussissent à obtenir des conditions de travail moins misérables. Pourtant, celles-ci sont encore trop difficiles et médiocres pour attirer une relève qui se fait attendre. Mais grâce aux campagnes de syndicalisation menées par la CSN, l’espoir apparaît.

Depuis 1999, alors qu’ils trimaient dans des conditions moyenâgeuses, ils ont notamment obtenu la reconnaissance de l’ancienneté, des équipements de sécurité fournis ou remboursés, de l’encadrement lors de l’embauche de nouveaux travailleurs, des comités de santé et de sécurité, une hausse des pourcentages payés pour les vacances et des congés sociaux.

La voie est tracée pour les autres sections 

L’accord intervenu avec Francofor trace la voie aux sept autres sections du SNS–CSN en négociation coordonnée, qui poursuivent les pourparlers. Il s’agit des sociétés d’exploitation des ressources des Monts, de la Vallée et de la Neigette, des entreprises agroforestières de Percé et de la Péninsule, des groupements du Kamouraska et du Lac Témiscouata. Elles sont situées en Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord.

Ces sections regroupent 500 ouvriers sylvicoles. Cependant, le Syndicat national de la sylviculture, affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), réunit 800 travailleurs de la forêt. Certaines sections se prononceront plus tard sur leur adhésion à la négociation coordonnée tandis que deux autres ne peuvent y adhérer puisqu’elles sont composées de travailleurs d’une scierie et de ceux de la Sopfeu (Société de protection des forêts contre le feu).

La FIM–CSN rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Quant à la CSN, elle représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

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La caisse Desjardins de la Matapédia : rejet des offres et moyens de pression imminents

RIMOUSKI, le 29 mai 2012 Réunis en assemblée spéciale, hier soir à Amqui, les membres du Syndicat du personnel Desjardins de la Matapédia (CSN), ont rejeté à 100 % les dernières offres patronales. Ces salarié-es ont voté à 95 % des moyens de pression.

Selon Denise Arguin; « il est déplorable d’en arriver à ce point, on nous offre 1 % pour une des années de la convention collective et ce là fait en sorte que les travailleuses et les travailleurs de la caisse Desjardins de la Matapédia seraient parmi celles les moins rémunérées de tout l’Est-du-Québec tandis que plusieurs autres caisses ont offert 2% et même 3% pour cette même année à leurs travailleuses. »

Le syndicat est en attente d’un retour de l’employeur pour une prochaine rencontre de négociation afin de nous permettre de dénouer l’impasse.

Le Syndicat du personnel Desjardins de la Matapédia (CSN) est affilié au Conseil central du Bas-Saint-Laurent qui compte plus de 100 syndicats représentant 10 000 membres de La Pocatière à Les Méchins.

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Entente de principe pour les pompiers de Rivière-du-Loup

RIVIÈRE-DU-LOUP, le 29 mai 2012 – Les membres du Syndicat des pompiers de la ville de Rivière-du-Loup (CSN) réunis en assemblée générale le jeudi 24 mai ont adopté à 73 % l’entente de principe.

Cette entente est un contrat de travail de 7 ans qui prendra fin le 31 décembre 2017. Elle prévoit entre autres des gains sur la reconnaissance syndicale, soit la mise en place d’un comité de relation de travail via des consultations sur la création de nouveaux postes, sur les tâches et sur l’organisation du travail. Dorénavant, la convention collective inclura des bonifications en santé-sécurité au travail, quant au nombre de salariés de garde en caserne, sur les uniformes ainsi que sur les allocations de déplacements et de repas.

Un effort a été fait afin d’obtenir un rattrapage salarial satisfaisant. C’est-à-dire une rétroactivité 2010-2011 de 3.75 % par année, une bonification de la nouvelle échelle salariale. Par exemple, l’ancien taux d’intervention était de 18.48 $, à la signature, il passera à 21.26 $ pour atteindre 25.00 $ à l’échéance de la convention.

Le Syndicat des pompiers de la ville de Rivière-du-Loup (CSN) est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics - CSN qui compte plus de 400 syndicats, représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

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