Contrat du Camille-Marcoux chez Verreault Navigation - Un juste retour des choses

Un heureux revirement de situation est survenu dans le cas du contrat d’entretien et de réparation du navire Camille-Marcoux, alors que la Société des traversiers du Québec (STQ) a annoncé, cet après-midi, que celui-ci ira à Verreault Navigation, aux Méchins, plutôt qu’au chantier Irving Shipbuilding de Halifax, auquel elle l’avait accordé à l’automne. Le contrat est de 2 258 679 $.

La STQ a mentionné qu’elle avait octroyé le contrat à Verreault Navigation « à la suite de ses démarches d’entente contractuelle infructueuses » avec Irving, tout en précisant que le chantier des Méchins en bénéficierait « en raison de sa garantie d’honorer son prix déposé » lors de l’appel d’offres « et de sa disponibilité d’une cale sèche afin de réaliser les travaux selon l’échéancier établi ».

Pour le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Alain Lampron, à laquelle est affilié le syndicat des travailleurs de l’entreprise, il s’agit d’un juste retour des choses puisque ce contrat revient de droit au chantier du Bas-Saint-Laurent. « Les travailleurs de Verreault Navigation ont toute l’expertise nécessaire pour honorer ce contrat puisqu’ils effectuent l’entretien du traversier, qui relie Matane à la Côte-Nord, depuis 25 ans. De plus, il était inconcevable qu’il soit accordé hors du Québec et surtout à Irving Shipbuilding, d’autant plus que celui-ci venait de se voir accorder le pactole avec un contrat du gouvernement fédéral de 25 milliards de dollars. »

Quant à la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN), Nancy Legendre, elle se réjouit du fait que des centaines de travailleurs pourront enfin reprendre le travail. « C’est toute une région qui pourra en bénéficier pendant le temps que les travaux dureront. Nous ne quémandons rien ; nous voulons simplement recevoir notre juste part de contrats, ce qui est loin d’avoir été le cas depuis quelque temps. »

Le N.M. Camille-Marcoux entrera donc en cale sèche au chantier des Méchins, du 25 avril au 23 mai prochain.

En novembre dernier, les travailleurs de Verreault Navigation avaient exprimé leur colère devant l’Assemblée nationale face à la décision de la STQ d’accorder le contrat du traversier au chantier de la Nouvelle-Écosse. De nombreux citoyens étaient restés stupéfaits de la décision de Québec. Les chantiers québécois, dont celui de Lévis, avaient été complètement ignorés par le gouvernement fédéral, peu de temps auparavant, dans l’octroi des contrats de 25 et de 8 milliards de dollars respectivement, notamment pour la construction de navires de combat.

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Couche-Tard - Appui de comité de la condition féminine du Bas-St-Laurent

Le geste posé par le Comité de la condition féminine du Bas-St-Laurent en était un de solidarité. Cet appui a pour but d’informer la population de Rimouski des enjeux négociés actuellement dans les Couche-tard de Saint-Hubert et Saint-Liboire. Le Comité fait aussi certains liens avec les luttes que les femmes ont dû mener par le passé et celles à venir.

« À l’approche de la journée internationale des femmes, nous voulons exprimer notre solidarité envers ces travailleuses et ces travailleurs des Couche-tard qui sont présentement en négociation.» de dire Marie France Ross, vice-présidente régionale du Conseil central du Bas-St-Laurent.

Les principales revendications demandées dans le cadre des négociations chez Couche-tard sont :
  • Quatre journées de maladie ;
  • Un bouton de panique en cas de vol à main armée ;
  • Un suivi psychologique pour les victimes d’agression armée ;
  • Des règles objectives pour l’octroi de postes et les choix d’horaire et de vacances ;
  • Le respect des normes du travail et des lois sur la santé et la sécurité ;
  • Une échelle salariale menant vers un taux horaire d’environ 12, 50 $ l’heure après quatre ans de travail pour les préposé-es.

Est-ce trop demandé d’avoir un minimum de respect de la part de l’employeur puisque nous sommes les artisans de son succès? Voici peut-être la question à se poser!

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Invitation aux médias

Appui aux travailleuses et aux travailleurs des dépanneurs Couche-tard

Dans différents endroits de la province cinq dépanneurs se sont syndiqués. Couche-tard en a fermé deux. Nous prétendons que c’est pour des motifs antisyndicaux, ce qui est illégal au Québec. C’est dans cette perspective que le comité de la condition féminine désire exprimer leur appui à la cause des travailleuses et travailleurs des Couche-tard de la région du Bas-St-Laurent et des dépanneurs en négociation.


Événement : Point de presse du comité de la condition féminine du Conseil central du Bas-St-Laurent
(CCBSL) sur les négociations Couche-Tard en cours.

Date : Le vendredi 17 février 2012

Heure : 12 h15 heures

Endroit : Dépanneur Couche-tard, au 355, boul. Jessop, Rimouski


Bienvenue à tous!

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Quand le rationnel prend le dessus

« Une reconnaissance qui fait chaud au coeur!» C’est ainsi que le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) a tenu à commenter la lettre d’opinion du 14 février dernier  de l’Association québécoise des CPE (que vous retrouverez plus bas), à laquelle sont affiliés les CPE du Bas-St-Laurent concernés par la négociation actuelle. L’AQCPE rappelle à l’ordre ceux qui se servent de la présente négociation pour dénigrer le réseau des CPE et ses travailleuses (voir pièce jointe).

L’AQCPE, par sa lettre d’opinion, rappelle à ses membres que c’est en travaillant ensemble, conseils d’administration (parents), directions et travailleuses, que le réseau s’est développé et que ça doit continuer de cette façon si on souhaite son expansion et ainsi rendre accessible à tous les enfants du Québec un service de garde de qualité.

Ce message de l’AQCPE témoigne de la valeur du travail effectué par les travailleuses de ce réseau au jour le jour pour réussir cette mission qu’elles ont d’éduquer les milliers d’enfants qui fréquentent nos CPE au Bas-St-Laurent.

Le discours tenu par l’AQCPE sur la nécessité et l’importance du réseau, nous l’avons nous aussi porté plus d’une fois comme représentants des travailleuses, mais nous ne pouvions faire autrement que saluer cette initiative.

Évidemment, nous n’oublions pas que pendant les premiers mois de cette longue négociation ce sont les porte-parole de l’AQCPE qui étaient aux tables de négociation, mais en décembre, l’un d’eux était congédié et du même souffle l’AQCPE annonçait qu’elle se retirait de la négociation. Les motifs de ce revirement nous sont inconnus. Pour plus de détails, monsieur Charette invite les médias à communiquer directement avec l’AQCPE.

Daniel Charette, vice-président régional, FSSS-CSN



LETTRE D’OPINION – Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE)

Le réseau des CPE : une politique sociale et économique qui fonctionne

Montréal, 14 février 2012 - Les événements des derniers jours ont permis à certains leaders d’opinion de débattre sur la place publique, des idées littéralement rétrogrades pour notre société, en s’attaquant à des acquis pour les femmes et les familles du Québec. Pour défendre leurs idées, ces détracteurs employaient de grands raccourcis, dépourvus de toute rigueur. Ils se sont dotés de demi-vérités, de jugements de valeur et de calculs clairement erronés, entachant la réputation de tout le réseau des CPE. Par conséquent, l’Association québécoise des CPE a le devoir de remettre les pendules à l’heure.

Le réel impact économique des services de garde éducatifs

D’abord, certains ont prétendu que les coûts du système des services de garde éducatifs du Québec sont exorbitants et n’ont cessé de croître inversement au développement des places disponibles. Plusieurs grossières omissions ont fait l’objet de ce calcul. Certes, ils n’ont tenu strictement compte que de l’enveloppe allouée au système et de l’évolution du nombre de places. Manifestement, ils ont exclu les crédits d’impôts, ainsi que les entrées fiscales que ce programme a permis de récolter grâce à la participation de 70 000 femmes de plus sur le marché du travail depuis sa création. Bien au contraire, en réalité, le réseau des services de garde éducatifs est une politique sociale et économique qui contribue à la prospérité de la société québécoise, retournant annuellement 5 milliards de dollars dans les poches de l’État.

En effet, Pierre Fortin, économiste émérite de l’UQAM, ainsi que le fiscaliste Luc Godbout de l’Université Sherbrooke, des chercheurs indépendants, ont prouvé que pour chaque dollar investi dans le programme des services de garde du Québec, les gouvernements encaissent 1,50 $ en entrées fiscales. Pierre Fortin va même jusqu’à affirmer qu’il s’agit « d’un succès financier monstre pour nos gouvernements ».

Maintenant, mettons en lumière des données facilement vérifiables dans leur contexte. L’enveloppe accordée au système des services de garde ne compte que pour 3 % du budget global du gouvernement, comparativement à 23 % pour l’éducation et 42 % pour le système de santé. Un investissement de 3 % du budget global du Québec est-il réellement déraisonnable pour assurer l’avenir des enfants et permettre aux femmes du Québec de s’épanouir sur le marché du travail? Des études de l’économiste Robert Fairholm du Centre for Spatial Economics (C4SE) prouvent qu’après l’éducation, la petite enfance est l’investissement public qui rapporte le plus à long terme et entraînerait une réduction du décrochage scolaire.


Un modèle de gouvernance unique 

Par ailleurs, les critiques ont exprimé certaines incohérences en comparant le système des services de garde à ceux de l’éducation et de la santé, notamment en ce qui a trait à la bureaucratie. Il est faux de prétendre que le système s’avère un monopole d’État. Les centres de la petite enfance, où se trouvent plus de 80 % des places à contribution réduite présentement disponibles, sont des organismes à but non lucratif, privés, administrés individuellement par des conseils d’administration dont les deux tiers des administrateurs sont constitués d’abord de parents, ensuite d’une ou deux éducatrices et d’un citoyen issu de la communauté, participant tous bénévolement aux décisions où l’enfant demeure au coeur du projet collectif : un modèle de gouvernance unique. Cette caractéristique distingue fondamentalement les CPE du modèle des garderies privées qui, par leur nature, poursuivent avant tout des objectifs de rentabilité au profit de ses actionnaires.

Un modèle qui fait l’envie à travers le monde 

Partout à travers le monde, ce système est cité à titre d’exemple en matière de politique familiale. L’organisation de coopération et de développement économique (OCDE) le souligne d’ailleurs dans son plus récent rapport sur les inégalités sociales.

Un moyen efficace pour enrayer la pauvreté

Le système des services de garde constitue un instrument efficace pour l’intégration des femmes sur le marché du travail et pour enrayer la pauvreté. Il est irréfutable que les nouvelles participations des femmes au marché du travail, une main-d'oeuvre qualifiée, dynamisent l’économie de notre société par le biais de taxes et de recettes fiscales recueillies. Autrefois, les femmes québécoises étaient moins susceptibles de travailler à l’extérieur de la maison. Les données de Statistique Canada nous démontrent sans équivoque, qu’aujourd’hui, les femmes québécoises jouissent des taux d’emploi les plus élevés au pays et qu’elles sont dorénavant plus nombreuses dans différents domaines de l’enseignement supérieur.

Les professionnelles au cœur du succès

Au moment où plusieurs intervenants questionnent la légitimité des demandes syndicales s’inscrivant dans une poursuite de négociations historiques pour le réseau, certains acteurs ont tenu des propos réducteurs, médisants et tout à fait inadmissibles envers les professionnelles du réseau. Il nous paraît injuste de profiter d’une négociation s’attaquant au défi structurant de l’harmonisation des conventions collectives pour remettre en cause la valeur intrinsèque de la contribution professionnelle de ses artisans. Quelle valeur accordons-nous à laisser entre les mains de ces professionnelles l’apprentissage et le bien-être de nos bambins, alors que nous sommes au boulot en toute tranquillité d’esprit? Ces femmes dévouées, méritent à tout le moins, tout notre respect.

L’accès, un défi toujours présent 

Malheureusement, tel que nous le rapporte le directeur de la santé publique de Montréal dans son récent rapport portant sur les inégalités sociales, les enfants issus de familles à faibles revenus sont toujours moins présents en CPE. C’est pourquoi le besoin d’accélérer le développement des 15 000 places est de plus en plus criant, afin de permettre universellement, à tous les enfants du Québec, une chance d'accéder à des services de qualité.

Victime de son succès, le système actuel n’est pas dépourvu de défauts. Toutefois, il est loin d’être l’échec dénoncé par ceux qui voudraient revenir en arrière. Il s’avère, tout au contraire, un noble projet de société, dont les Québécois peuvent être fiers, contribuant à faire de notre nation une société progressive, effervescente et égalitaire.

Louis Senécal est Directeur général de l’Association québécoise des CPE. 

L'Association québécoise des centres de la petite enfance est un réseau d'entreprises d'économie sociale qui représente quelque 800 centres de la petite enfance et bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial, offrant des services de garde éducatifs partout au Québec.

 L'AQCPE est reconnue auprès de ses nombreux partenaires comme un acteur de premier plan dans le secteur des services de garde et qui assume un leadership exemplaire dans la défense des intérêts des enfants et des familles du Québec.

Renseignements
Source : Association québécoise des CPE
Viriya Thach
Directrice des communications
Tél. : 514-326-8008, poste 204

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Négociation des CPE - À défaut d'une entente, les travailleuses débrayeront cette semaine

Les discussions entre les représentants syndicaux et ceux du ministère de la Famille reprendront cet après-midi, mais sans l'assurance que les employeurs seront présents. Alors qu'ils étaient sur le point de déposer une contre-proposition, ceux-ci ont quitté la table de négociation sans préavis vers 23 h, hier soir, laissant seuls les représentants syndicaux et ceux du ministère de la Famille. Toutefois, le ministère a tenu à poursuivre les pourparlers, en mode exploratoire, jusqu'à peu après minuit.

« Depuis le début de cette négociation, nous sentons que certains employeurs veulent nous forcer à exercer la grève, affirme Jeff Begley, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Nous avions convenu, en décembre dernier, de sursoir à notre mandat de grève afin de laisser toute la place à la négociation. Hier, les employeurs étaient bien au courant de notre grève tournante prévue pour demain et jeudi. En quittant abruptement la table de négociation, ils ne nous donnent d'autre choix que de mettre à exécution notre débrayage cette semaine. »

À défaut d'obtenir une entente, une autre grève nationale est prévue pour lundi et mardi de la semaine prochaine. Les syndicats en profiteront pour tenir des assemblées générales pour faire le point sur la situation.

Des revendications légitimes

Les 8500 travailleuses et travailleurs des CPE affiliés à la CSN désirent confirmer leur présence au sein des conseils d'administration. La majorité des conventions collectives prévoit actuellement que jusqu'à deux travailleuses peuvent participer à ces instances, ce qui respecte les directives du ministère de la Famille. Mais les directions de certains CPE, environ 20 %, refusent encore de reconnaître ce droit à leurs salariées. « Il en va de la bonne gouvernance de nos centres de la petite enfance, souligne M. Begley. Qui sont les intervenantes de première ligne auprès de nos enfants ? La présence de nos travailleuses au sein des conseils d'administration est primordiale pour assurer une approche pédagogique appropriée et une saine administration. »

Les salariées des CPE contestent aussi la volonté des employeurs de mettre fin à leur contribution au régime d'assurance collective. « Pour les travailleuses, cette demande ferait doubler le montant de leur prime. Ça représente une perte nette pouvant aller jusqu'à 2000 $ par année pour plusieurs d'entre elles », indique-t-il.

Par principe d'équité, les travailleuses des CPE tiennent également à bonifier les dispositions relatives aux vacances. Celles-ci ne concernent qu'une faible minorité de syndiquées qui désirent effectuer un rattrapage. Quant aux demandes relatives aux jours fériés et aux congés personnels (qui incluent les congés de maladie), elles ne concernent qu'environ 15 % des salariées, qui n'ont pas, pour l'instant, les mêmes bénéfices que les autres.

Notons que la partie syndicale a démontré son ouverture quant à la question salariale, qui ne constitue pas un point d'achoppement dans la mesure où une entente peut être atteinte sur les autres priorités de négociation.

À moins d'un revirement, les CPE des régions suivantes seront en grève le mercredi 15 février : Montérégie, Estrie, Outaouais, Laurentides, Lanaudière, Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Côte-Nord, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et Coeur-du-Québec.

Le jeudi 16 février, les CPE de Montréal et de Laval, ainsi que de la région de Québec-Chaudière-Appalaches le seront à leur tour.

Rappelons qu'aucun CPE des Îles-de-la-Madeleine n'est affecté par la grève tournante cette semaine.

La liste complète des syndicats en grève cette semaine est disponible au www.csn.qc.ca.

Les travailleuses et travailleurs des CPE membres de la FSSS-CSN attendent depuis maintenant deux ans le renouvellement de leurs conventions collectives.

La CSN, fondée en 1921, représente plus de 300 000 membres, dont 8 500 oeuvrant dans 360 CPE, partout au Québec

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Négociations dans les CPE - Une grève tournante prévue cette semaine

À moins d’une entente sur les éléments majeurs à la table de négociation, les 8500 travailleuses et travailleurs des CPE du Québec affiliés à la CSN seront en grève tournante cette semaine. Les parents des CPE du Bas-St-Laurent, visés seront avisés demain, mardi de cette possibilité.

« Notre comité est présentement à la table de négociation, indique Jeff Begley, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Nous attendons un signal clair de la partie patronale quant à nos revendications. Mais nous n’hésiterons pas à mettre à exécution notre mandat de grève si nous restons sans réponse. D’ici là, nous mettons tout en oeuvre pour faire progresser les pourparlers. »

À moins d’un revirement important, les CPE des régions suivantes seront en grève le mercredi 15 février : Montérégie, Estrie, Outaouais, Laurentides, Lanaudière, Abitibi, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Côte-Nord, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Iles-de-la- Madeleine et Coeur-du-Québec.

Le jeudi 16 février, les CPE de Montréal et de Laval, ainsi que de la région de Québec– Chaudière-Appalaches le seront à leur tour.

La liste complète des syndicats en grève cette semaine sera disponible sous peu au www.csn.qc.ca.

Rappelons que les éducatrices des CPE membres de la FSSS-CSN attendent depuis maintenant deux ans le renouvellement de leurs conventions collectives.

La CSN, fondée en 1921, représente plus de 300 000 membres, dont 8500 oeuvrant dans 360 CPE, partout au Québec.

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Travailleurs sylvicoles - Début de la deuxième négociation coordonnée

Quelque 500 travailleurs sylvicoles représentés par le Syndicat national de la sylviculture (SNS–CSN) et regroupés au sein de huit sections, entreprennent ces jours-ci leur 2e négociation coordonnée. On les retrouve en Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord. En uniformisant leurs conditions de travail et en augmentant leur force syndicale, ils comptent améliorer leur sort, qui est loin d’être enviable.

Leurs principales demandes syndicales sont pour le moins raisonnables et légitimes. Ils revendiquent un travail rémunéré à l’heure ainsi qu’un dédommagement pour leur transport et leur équipement. Présentement, ils sont les seuls ouvriers de l’industrie des produits forestiers à travailler à forfait, ce qui a pour effet d’augmenter considérablement les accidents de travail. Puis ils doivent défrayer eux-mêmes leurs coûts de transport et de leurs équipements, y compris l’essence pour leurs outils de travail, ce qui gruge fortement leur
revenu.

L’objectif avoué des travailleurs sylvicoles est de conclure le renouvellement des conventions collectives pour l’ouverture des camps de travail, qui a lieu habituellement entre la mi-mai et la mi-juin.

Lors de la première ronde, qui avait débuté en 2008 et pris fin le 31 décembre dernier, ils avaient réussi à obtenir des gains non négligeables, entre autres : reconnaissance de l’ancienneté, équipements de sécurité fournis ou remboursés, encadrement lors de l’embauche de nouveaux travailleurs, comité de santé et de sécurité, augmentation des pourcentages payés pour les vacances, congés sociaux.

Cependant, il reste encore beaucoup de rattrapage à faire, compte tenu des pitoyables conditions que ces travailleurs devaient vivre avant le début de leur syndicalisation par la CSN, en 1999.

Des travailleurs indispensables


Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Alain Lampron, à laquelle est affilié le SNS–CSN, insiste sur l’apport indispensable des travailleurs sylvicoles à la régénération de nos forêts. « Ce sont eux qui aménagent, protègent et restaurent nos forêts. C’est grâce à eux si cette importante et précieuse ressource peut survivre, malgré le fait qu’elle ait été si malmenée.

« Ils doivent travailler dans de pénibles conditions, dans des milieux dépourvus de confort. Ils ont au moins le droit, non seulement à notre respect, mais aussi à des conditions de travail décentes, qui reflètent la reconnaissance de la société à leur égard. »

Quant au président du syndicat, René Martel, il décrit ses compagnons de travail comme des jardiniers de la forêt, des professionnels consciencieux de l’aménagement. Il est convaincu lui aussi que la santé de nos forêts, qui repose en bonne partie entre leurs mains, passe par une reconnaissance tangible de leur métier.

Le SNS–CSN regroupe 800 travailleurs. Cependant, quelques sections ne se prononceront qu’au printemps sur leur adhésion à la négociation coordonnée. Deux autres ne peuvent y adhérer puisqu’elles sont composées de travailleurs d’une scierie et de ceux de la Sopfeu (Société de protection des forêts contre le feu).

Rapport du comité à l’automne

Par ailleurs, le comité portant sur l’amélioration des conditions de travail des ouvriers sylvicoles, qui avait été mis sur pied en 2009 par l’ex-ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, continue ses travaux. Son mandat est notamment d’analyser l’ensemble des conditions de travail applicables au secteur sylvicole et de recommander des mesures réalistes conduisant à leur amélioration. Un rapport final devrait être déposé au ministre l’automne prochain. Notons que le SNS–CSN est le seul syndicat à participer aux travaux.

Les travailleurs sylvicoles sont composés de planteurs d’arbres, de débroussailleurs et d’abatteurs manuels. Durant la saison active, ils travaillent de 12 à 16 heures par jour. Équipés de lourds instruments, ils doivent s’affairer rapidement et manger à toute vitesse pour accumuler un revenu décent et, de ce fait, ils dorment peu. Les accidents de travail sont fréquents. Leur moyenne d’âge dépasse la cinquantaine. En raison de ces conditions, la relève est très difficile à recruter.

La Fédération de l'industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Quant à la CSN, elle représente plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

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Conférence de presse - sylviculture

2e négociation coordonnée des travailleurs sylvicoles

Rimouski, le 10 février 2012 – Quelque 500 travailleurs sylvicoles de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord entreprennent ces jours-ci leur 2e négociation coordonnée.Représentés par le Syndicat national de la sylviculture (SNS–CSN), ils feront part aux médias de leur situation et de leurs revendications lors d’une conférence d’information. Des travailleurs sylvicoles seront également sur place pour répondre aux questions des journalistes.

Événement : conférence d’information portant sur la 2e négociation coordonnée des
travailleurs sylvicoles, leur situation actuelle et leurs attentes
Date : le lundi 13 février
Heure : 10 heures
Endroit : conseil central de la CSN, sis au 124, rue Sainte-Marie (sous-sol), à Rimouski
Présences : le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Alain
Lampron, le président du Syndicat national de la sylviculture (SNS–CSN), René Martel ainsi que
des travailleurs sylvicoles

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Grève dans les CPE


Sans contrat de travail depuis 2 ans, ce sont maintenant les travailleuses des CPE du Bas-St-Laurent qui exerceront aujourd’hui et demain le 10 février, 2 des 5 jours de grève qu’elles ont donnés comme mandat à leurs exécutifs respectifs!

Rivière-du-Loup, le 9 février 2012, s’adressant aux grévistes de Mont-Joli, Rimouski et Rivière-du-Loup rassemblées pour l’occasion devant le CPE des Jardins Jolis à Rivière-du-Loup, le vice-président de la FSSS, monsieur Daniel Charette, a débuté le point de presse ainsi : « Je salue votre détermination d’avoir pris la courageuse décision d’exercer le moyen de pression le plus lourd de l’arsenal des moyens de pression et je vous assure l’appui plein et entier de la Fédération de la santé et des services sociaux dans cette lutte que vous amorcez aujourd’hui! 

Aujourd’hui, c’est pour dire à vos directions que le temps est venu de régler vos conventions collectives au niveau régional et demain ce sera pour passer un message semblable au gouvernement du Québec pour vos conditions de travail au niveau national» de poursuivre monsieur Charette, faisant ainsi référence au fait que la négociation se déroule parallèlement à deux tables de négociations différentes. 

Rappelons que les CPE touchés par la grève d’aujourd’hui sont au nombre de six, dont le CPE l’Univers des Copains de Rimouski, CPE les Petits Montois de Mont-Joli et pour la région de Rivière-du-Loup, le CPE des Jardins jolis, CPE Jardin de Tintin, CPE La relève des mousses et le CPE Des petits sourires. Ces six centres à la petite enfance représentent 132 travailleuses affiliées à la FSSS-CSN.

Au niveau régional, plusieurs rencontres de négociation ont eu lieu à ce jour. Au terme de la dernière rencontre, quelques éléments sont restés sans réponse dont les principaux : une clause de transparence économique, le temps de préparation pédagogique et le maintien d’une banque de temps accumulé. Sur ces points, la partie patronale refuse de bouger de quelque façon que ce soit.

En date d’aujourd’hui, aucune autre date de négociation n’est au calendrier pour poursuivre la négociation au niveau régional et nous sommes toujours en attente de résultats au niveau national.

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Négociation entre la ville de Rivière-du-Loup et ses employés municipaux - Rejet des offres patronales

Réunis en assemblée générale hier soir, c’est à 93 % que les membres du syndicat des employés municipaux de Rivière-du-Loup (CSN) ont rejeté l’offre globale et finale de l’employeur.

Rappelons que les employés municipaux de Rivière-du-Loup sont sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2009. Les employés municipaux estiment avoir été plus que patients devant l’inertie de l’employeur à vouloir parler d’enjeu syndical comme la sous-traitance. De plus, l’employeur s’évertue à dire, à qui mieux mieux, que les employés devraient suivre l’exemple des cadres pour pouvoir sauver le régime de retraite et du même coup sauver des sous aux contribuables. Ce n’est que poudre aux yeux, car sous cette offre se cache des reculs importants tant au niveau des salaires, des avantages sociaux que du régime de retraite allant même à ne pas vouloir créer un comité de santé et sécurité au travail, jusqu’à maintenant pas un mot sur tous ces litiges. Pourquoi? 

Peut-être pour dissimuler les réels enjeux, pour étirer le temps, la patience ou tout simplement parce que la volonté d’en arriver à une entente est absente. Pourtant le message entendu hier par l’assemblée générale en était un de solidarité. Les travailleurs se disaient prêts à aller jusqu’au bout et la CSN entend bien les soutenir tout au long de ce bras de fer que la ville de Rivière-du-Loup semble vouloir mener.

Le Syndicat des employés municipaux de Rivière-du-Loup (CSN) est affilié au Conseil central du Bas-St-Laurent (CSN) qui compte 10 000 membres sur son territoire, à la Fédération des employées de services publics représentant près de 50 000 membres et plus de 135 syndicats du secteur municipal.

Des emplois de qualité, ça c’est durable!

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