Les syndicats dévoilent les masses salariales
Dans une lettre du 5 juillet 2013, le directeur du Service des ressources humaines de la Ville de Rivière-du-Loup, Denis Lagacé, fait parvenir à tous les membres du Syndicat la dernière offre patronale et leur demande de tenir un vote secret sur celle-ci conformément aux prescriptions du Code du travail.
Réunis en assemblée générale le 17 septembre 2013, les membres du Syndicat des employés municipaux de Rivière-du-Loup (CSN) rejettent à 96,6 %, par un vote secret, la dernière offre patronale qualifiée de globale, finale et totale par la Ville avec un taux de participation à l’assemblée de 87,9 %.
La convention collective des employés municipaux de Rivière-du-Loup (CSN) est expirée depuis le 31 décembre 2008. Après plus de 4 ans et demi de négociation, la Ville vient ajouter l’insulte à l’injure en proposant des baisses de salaires de 2008 à 2009 aux syndiqués. À titre d'exemple : la Ville propose que le salaire horaire du journalier soit coupé de 9,55 %, celui du chauffeur de 12,06 %, celui de l’opérateur de 9,09 % et celui de l’électricien de 14 % de 2008 à 2009. Jamais le Syndicat n’acceptera de baisse de salaire rétroactive, c’est une insulte à l’intelligence des membres du Syndicat de croire que cette offre puisse être acceptée.
« Cette offre est tout à fait inacceptable pour nos membres. Cela prouve à quel point la Ville n’a plus aucun respect pour nous. Je suis fier de nos membres qui ont su résister aux tactiques d’intimidation de la Ville, en particulier du directeur, Gérald Tremblay, qui menaçait les nouveaux employés en leur demandant de voter pour l’offre patronale », affirme Jacques Pelletier, président du syndicat.
La Ville prétend ne pas avoir la capacité de payer les demandes syndicales. Pourtant, de 2005 à 2010, la masse salariale des cadres de la Ville a augmenté de 60,95 %, passant de 1 542 722,32 $ en 2005 à 2 483 010,80 $ en 2010.
De même pour les élus qui ont vu leur rémunération augmentée de 31,95 %, passant de 100 195,03 $ en 2005 à 132 202,71 $ en 2010. Le conflit entre les parties étant irréconciliable en négociation, c’est vers l’arbitrage de différends que se réglera la convention collective. Les auditions commencent le 4 novembre 2013 à l’Hôtel de Ville de Rivière-du-Loup.
Le Syndicat des employés municipaux de Rivière-du-Loup (CSN) est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) ainsi qu’au Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN).
Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.
Les membres du Syndicat des employés municipaux de Rivière-du-Loup (CSN) rejettent massivement à 96,6 % l’offre globale, finale et totale de la Ville
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Pétition pour la qualité des services aux aîné-es - QU'ATTEND LE MINISTRE HÉBERT
Après de nombreuses demandes infructueuses, les représentants de milliers de salarié-es travaillant dans des résidences privées pour aînés lancent aujourd’hui un appel à la population. Avec une pétition qui sera déposée à l’Assemblée nationale le 3 décembre par le député péquiste Denis Trottier, ils espèrent parvenir à faire suffisamment pression sur le ministre de la Santé Réjean Hébert afin qu’il crée enfin le comité de travail réclamé depuis plus de deux ans.
Par la constitution d’un tel comité, les représentants des salarié-es souhaitent que soient étudiées les façons d’améliorer les services rendus à la population et les conditions de travail du secteur. « On ne voit pas souvent un député du parti au pouvoir parrainer une pétition pour faire pression sur le gouvernement ! » a lancé Dany Lacasse, responsable des secteurs privés de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS)–CSN. On peut dire que cette intervention illustre de façon éloquente la pertinence et l’urgence de notre demande. Une telle table est primordiale dans l’état actuel des choses, sans quoi la qualité de vie des aînés continuera à se dégrader.
« Le vieillissement de la population fait en sorte que ces établissements prennent de plus en plus d’importance dans les soins et les services offerts aux personnes âgées, a souligné Dany Lacasse. Pourtant, alors qu’ils mettent tous leurs efforts et leur dévouement à la tâche, ces travailleurs sont payés en moyenne 12 $ l’heure », a-t-il enchaîné.
Il est manifeste, selon Dany Lacasse, que les conditions de travail dans ces résidences ne sont pas une priorité pour le gouvernement. Or, celles-ci ont des répercussions directes sur les services donnés aux personnes âgées. À de nombreuses reprises, les médias ont fait état de problèmes dans les établissements où elles sont hébergées. Avec le manque de formation des salarié-es et leur rémunération dérisoire, le taux de roulement est très élevé et la qualité des services aux ainé-es risque d’être affectée.
« La tenue de cette table est impérative. Nous devons trouver des solutions afin que leur travail soit reconnu à sa juste valeur, car ce sont les aînés qui font les frais d’une situation insoutenable que le gouvernement laisse perdurer. L’organisation du travail, l’absence de comité de santé et sécurité, la rémunération qui frise le salaire minimum, toutes ces questions doivent faire l’objet de discussions sérieuses. En considérant l’implication du ministre Hébert auprès des personnes âgées, nous croyons qu’il devrait entendre notre appel. C’est simple : la situation ne peut plus attendre », a finalement laissé tomber Danielle Lemire, représentante provinciale du secteur des centres d’hébergement privés à la FSSS–CSN.
Par la constitution d’un tel comité, les représentants des salarié-es souhaitent que soient étudiées les façons d’améliorer les services rendus à la population et les conditions de travail du secteur. « On ne voit pas souvent un député du parti au pouvoir parrainer une pétition pour faire pression sur le gouvernement ! » a lancé Dany Lacasse, responsable des secteurs privés de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS)–CSN. On peut dire que cette intervention illustre de façon éloquente la pertinence et l’urgence de notre demande. Une telle table est primordiale dans l’état actuel des choses, sans quoi la qualité de vie des aînés continuera à se dégrader.
« Le vieillissement de la population fait en sorte que ces établissements prennent de plus en plus d’importance dans les soins et les services offerts aux personnes âgées, a souligné Dany Lacasse. Pourtant, alors qu’ils mettent tous leurs efforts et leur dévouement à la tâche, ces travailleurs sont payés en moyenne 12 $ l’heure », a-t-il enchaîné.
Il est manifeste, selon Dany Lacasse, que les conditions de travail dans ces résidences ne sont pas une priorité pour le gouvernement. Or, celles-ci ont des répercussions directes sur les services donnés aux personnes âgées. À de nombreuses reprises, les médias ont fait état de problèmes dans les établissements où elles sont hébergées. Avec le manque de formation des salarié-es et leur rémunération dérisoire, le taux de roulement est très élevé et la qualité des services aux ainé-es risque d’être affectée.
« La tenue de cette table est impérative. Nous devons trouver des solutions afin que leur travail soit reconnu à sa juste valeur, car ce sont les aînés qui font les frais d’une situation insoutenable que le gouvernement laisse perdurer. L’organisation du travail, l’absence de comité de santé et sécurité, la rémunération qui frise le salaire minimum, toutes ces questions doivent faire l’objet de discussions sérieuses. En considérant l’implication du ministre Hébert auprès des personnes âgées, nous croyons qu’il devrait entendre notre appel. C’est simple : la situation ne peut plus attendre », a finalement laissé tomber Danielle Lemire, représentante provinciale du secteur des centres d’hébergement privés à la FSSS–CSN.
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